Sophie Lallement : « Je me fixe pour objectif de terminer dans le Top 5 »
- andyfoyen
- 25 févr.
- 3 min de lecture
L’année dernière, Sophie Lallement aurait pu devenir la deuxième femme à remporter le Challenge Bruno Thiry, mais un souci de boîte de vitesse lui avait bloqué la route du sacre au Rallye des Crêtes. Trois mois plus tard, elle est prête à repartir au combat, plus motivée et passionnée que jamais. La Manhaydoise de 21 ans sera l’un des noms à surveiller pour cet opus 2026. Nous avons voulu en connaître davantage sur son parcours.
Propos recueillis par Andy Foyen.
Madame Lallement, est-ce qu’on peut dire que votre passion pour le sport mécanique, et pour le rallye en particulier, est une histoire de famille ?
Oui, forcément, petite, j’allais voir mon papa (n.d.l.r. Michel Lallement – pilote de rallye depuis 1987) en spéciales. Je savais déjà à ce moment-là que c’était la direction que je voulais prendre. Alors, dès que j’ai pu, c’est-à-dire à l’âge de 16 ans, j’ai commencé à concourir en autocross et en kartcross. Après quoi, j’ai racheté la Suzuki Swift GTi de mon papa et j’ai commencé à rouler en rallyes. Cette passion est d’ailleurs bien ancrée dans la famille. Mon frère, Jacques-Antoine, et moi avons plus ou moins le même parcours. Il a aussi fait de l’autocross et du kartcross avant de se mettre au rallye. Et ma sœur, Émilie, nous a déjà copilotés, mon frère et moi.
Est-ce qu’il y a des compétences qu’on acquiert en autocross qui sont ensuite utiles pour le rallye ?
Oui, l’autocross m’a beaucoup aidée, je trouve. Grâce à l’autocross, j’avais déjà les bases pour prendre les trajectoires idéales. Et puis, évidemment, pour les parties terres, c’est un gros avantage… Il y en a beaucoup qui n’aiment pas et c’est là qu’on peut faire la différence. En plus, en Belgique, niveau adhérence, on roule souvent sur des œufs, donc là aussi, avoir de l’autocross est un grand plus.
Votre premier rallye, vous l’avez fait en tant que copilote, à la droite de votre frère, au RS de Thirimont en 2022 sur une Renault Clio RS. Racontez-nous.
Oui. À la base, je devais rouler avec mon papa à Villers, mais après l’accident du Condroz, le rallye sprint avait été annulé. Mais donc, à la place, j’ai pris la place à droite de mon frère à Thirimont et ça s’est super bien passé avec une quatrième place finale. J’étais très contente, parce que je n’avais jamais donné de notes avant. Mais j’allais souvent en reconnaissance avec mon papa, comme ça j’écoutais, je regardais, enfin, j’apprenais déjà. Cela a facilité mes progrès au début en tant que copilote, et puis en tant que pilote.
Votre saison 2025 a été bien remplie : 19 départs. Et vous étiez très souvent à l’arrivée : seulement 2 abandons et 2 super-rallyes…
C’est exactement pour ça que je suis très contente de ma Suzuki Swift. C’est une petite voiture, mais elle est très solide et très fiable. C’est juste dommage, on a joué un peu de malchance en fin de saison. Par exemple, au Rallye de Mettet, je casse ma boîte de vitesse sur la première spéciale. On est alors rentrés chez moi pour prendre une deuxième boîte et l’assistance a tout remonté pour que je puisse reprendre le rallye. On n'a jamais baissé les bras, mais on ne peut pas avoir toujours la chance de son côté…
Vous êtes en effet passée tout près de remporter le Challenge Bruno Thiry 2025…
Oui, j’y ai cru jusqu’au bout. Malheureusement, ma boîte de vitesse a de nouveau lâché au Rallye des Crêtes, ce qui m’a empêchée de jouer ma carte jusqu’au bout. Mais, pour une première saison, je ne peux qu’être satisfaite d’une deuxième place. J’ai vraiment pris beaucoup de plaisir, d’autant plus que l’ambiance dans le Challenge était géniale.
Est-ce que le Challenge Bruno Thiry sera pour vous un objectif principal cette année ?
Oui. En théorie, je ne vais m’engager que dans les rallyes, pas de B-shorts ni de rallyes sprint de manière à ménager la voiture. Cette année, il y a beaucoup de participants au Challenge. Je trouve cela super bien. Je m’attends à plus de concurrence que l’année dernière. Je me fixe donc comme objectif de terminer dans le Top 5.
Qui sera votre copilote pour 2026 ?
Ce sera Marine Souveryns, on formera donc un équipage 100% féminin. Mais Marine, de son côté, va aussi faire ses premiers rallyes en tant que pilote. Il y aura donc quelques rallyes où elle ne pourra pas s’asseoir à ma droite, comme à Hannut. Là, je roulerai avec François Vangeebergen.
J’imagine que les préparations pour Hannut vont bon train actuellement ?
Pour être prête, je dois encore terminer la boîte de vitesse. Sinon, tout est en ordre. J’ai hâte que la saison commence.
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