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Florent Rémant : « Le plaisir d’avoir pu rouler avec ma famille »

Première participation au Challenge Bruno Thiry en 2025 et titre immédiat : nous avons tendu notre micro à Florent Rémant qui rempile pour une deuxième saison et remettra sa couronne en jeu dès le mois prochain. Le pilote berzéen est revenu avec nous sur son incroyable saison 2025 et sur ses projets pour 2026.

Propos recueillis par Andy Foyen.



Monsieur Rémant, racontez-nous comment votre histoire avec le rallye a commencé.

Quand j’étais tout petit, mon papa, Vincent Rémant, faisait du rallye et il a d’ailleurs été 5 fois champion de Wallonie. De cette période-là, je me souviens que j’allais avec ma maman en spéciale. Je me souviens aussi que dès qu’il revenait aux assistances, je me mettais au volant.

 

C’était donc certainement écrit que vous deviendriez vous-même pilote…

Oui, c’était sûr et certain. Je savais que j’essaierais un jour, la question, c’était quand ? Et là, c’est un peu un coup du destin qui a tout accéléré. Quand mon papa a arrêté les rallyes, la Peugeot 106 avec laquelle il roulait est restée 13 ans chez nous, sans bouger. Mais un jour, j’ai eu besoin d’une voiture pour me déplacer et comme les voitures de division 1/2 ont une carte verte et peuvent librement circuler sur la route, je l’ai remise en état et j’ai fait les frais qu’il y avait à faire dessus. Quitte à la remettre en état, autant lui rendre sa fonction première, le rallye. L’idée plaisait beaucoup à papa et donc, j’ai fait le nécessaire dessus. Je l’ai équipée de baquets et de harnais homologués et c’est de là qu’on a repris le rallye. En 2024, j’ai d’abord fait avec lui quelques épreuves comme copilote et puis, je me suis inscrit au Rallye Sprint de Solre-Saint-Géry et au Rallye Sprint Villersois pour voir si j’arrivais à maîtriser la voiture ou non, et l’expérience s’est avérée concluante.

 

Au moment de commencer en 2024, est-ce que vous aviez déjà les bases pour la gestion des notes en spéciales ?

Alors là… Absolument pas. C’était totalement nouveau pour moi. Mais j’ai pu compter sur l’expérience de mon papa qui m’a tout très bien expliqué. C’est vraiment là que j’ai pris goût au rallye.

 

Votre première saison entière est donc la saison 2025 et elle se révèle être tout simplement exceptionnelle… Et vous donnez immédiatement le ton au Rallye de la Salamandre.

Alors, j’ai commencé la saison 2025 sans attente particulière. Pour moi, c’était une année d’apprentissage. J’ai pris beaucoup de copilotes différents pour justement gagner plus rapidement en expérience. La Salamandre a été un de mes plus beaux rallyes jusqu’à présent. C’était dans ma région, donc je connaissais un peu le parcours, mais au moment de s’élancer pour la première spéciale, on a eu une toute grosse pluie. Je dois bien avouer que j’étais un petit peu stressé, mais tout s’est parfaitement déroulé et on a signé une 13e place au général dans les divisions 1-2-3.


C’est ce qui marquait la naissance d’une lutte acharnée à 3 pendant toute la saison avec Sophie Lallement et Antoine Delmoitiez pour remporter le Challenge Bruno Thiry. C’est vous qui en sortez vainqueur…

C’est bien ça. C’était assez intense jusqu’à la fin. Mon objectif était d’être le plus régulier possible en marquant des points à chaque rallye. Mes copilotes ont chaque fois parfaitement su me canaliser quand je commençais à m’emballer. Le championnat est ainsi devenu une belle bagarre à trois qui a été indécise jusqu’au dernier rallye de la saison. Quand on était dans le baquet, c’était du chacun pour soi, évidemment. Mais en dehors, que ce soit à la buvette, en reconnaissance ou au parc fermé, on était très proches les uns des autres. Aussi, on était là pour s’aider les uns les autres quand il y avait besoin. Pour vous montrer la sportivité de tout le monde, au Rallye des Crêtes, j’ai failli ne pas prendre le départ à cause d’une inclinaison de harnais. C’est le papa de Sophie qui a résolu le problème et je lui en suis très reconnaissant. Sans lui, je n’aurais pas remporté le Challenge l’année dernière.

 

Vous étiez même très proche de faire coup double en vous adjugeant aussi le Championnat ASAF Divisions 1-2-3…

Oui, j’ai même été premier une partie de la saison. Je ne m’y attendais pas du tout. Le titre est finalement revenu à Julien Delleuse et je ne peux que le féliciter. Il a fait une saison incroyable avec ses 4 victoires… Ç’aurait été bien de faire un perfect pour ma première saison. Mais on ne peut pas avoir tout tout de suite non plus… Et puis, ce que je retiens avant tout de cette saison 2025, c’est le plaisir d’avoir pu rouler avec ma famille : mon papa, Vincent, ma sœur, Vanina et mon beau-frère, Florian Graindorge.

 

En parlant de perfect, ce qui m’impressionne le plus, c’est que vous terminez quasiment tous les rallyes que vous commencez, exactement comme votre papa…

Oui, mais il faut un peu relativiser, dans ma catégorie, nous roulons avec des voitures d’origine. Aucune modification du moteur, aucune modification de la boîte de vitesse. Je pense que plus on modifie ces pièces-là, plus une casse est probable. Personnellement, je suis hyper content de ma voiture. Un seul abandon l’année dernière, au Rallye de la Semois, où on a eu un problème mécanique qui était quand même arrivé un peu par ma faute aussi. C’est une voiture qui reste très très fiable.

 

Est-ce que vous allez garder la même voiture pour la saison qui arrive ?

Le début de la saison devrait toujours se faire avec la Peugeot 106 de papa. Mais depuis un peu plus d’un an, je suis en train de préparer une voiture pour rouler en classe 3/8. J’organise un souper le 6 juin prochain. J’espère pouvoir la présenter à cette occasion.

 

Quel sera votre programme pour 2026 ? Qu’est-ce que vous vous fixez comme objectif ?

J’aimerais bien refaire plus ou moins la même saison qu’en 2025. Je dois voir avec mes sponsors s’ils me suivent encore et puis, je vais devoir m’accorder avec ma nouvelle fonction dans ma vie professionnelle. Je vais en effet devoir travailler certains weekends… Donc, cette année, si je me suis inscrit pour le Challenge Bruno Thiry, c’est à 100% pour le plaisir.


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